La résilience à l’heure du Coronavirus

C’est une période inédite que nous vivons toutes et tous depuis le mois de mars de cette année. Femmes, hommes, enfants, salariés, dirigeants d’entreprise, riches, pauvres : qui que nous soyons, nous voilà tous devenus les acteurs ou les figurants d’un épisode qui fera date dans l’Histoire moderne.

Quand le confinement chamboule nos vies

La pandémie de Covid-19 est venue perturber nos quotidiens, nous confrontant à une situation à laquelle nul n’était préparé. Ainsi, le 17 mars a marqué le début des mesures de confinement mises en place afin d’enrayer la propagation du virus. Depuis, nous apprenons toutes et tous à vivre différemment, limitant nos sorties et nos interactions avec autrui.

Sphère familiale, sphère sociale, sphère professionnelle : toutes ces dimensions qui nous composent se voient influencées par le contexte. Certains liens se renforcent, des relations se distendent, de nouvelles façons de communiquer se démocratisent… Déjà à l’heure actuelle, il est indéniable que le confinement est en train de nous marquer de son empreinte, tant à l’échelle individuelle qu’à l’échelle sociétale.

Et que penser de « demain », de « l’après » ? Aujourd’hui, nul ne peut prévoir la manière dont la pandémie et le confinement vont rebattre les cartes de nos vies. Quelles en seront les conséquences sur ce que nous sommes, sur nos mœurs, sur nos priorités ? Comment allons-nous dépasser cet événement sur le plan de la construction personnelle ? Bien malin qui saurait le dire…

La résilience : une clef pour envisager l’après confinement ?

Le nom de notre organisme n’en fait pas mystère : la résilience est une notion qui nous est particulièrement chère. Mais de quoi s’agit-il ?

La résilience, ou comment rebondir face à un traumatisme

Initialement, la résilience est un concept de physique qui caractérise la capacité d’un objet à retrouver sa forme initiale après un choc. Cette notion a été transposée dans de nombreuses sciences sociales, et notamment en psychologie. Dans ce champ spécifique, on en attribue une part des fondements au psychiatre John Bowlby, lequel avait établi la théorie de l’attachement dans les années 60-70.

En France, la résilience a été mise en lumière durant les années 90 grâce notamment à Michel Manciaux, Stanislas Tomkiewicz ou encore Boris Cyrulnik. Neuropsychiatre et psychanalyste reconnu, ce dernier est aujourd’hui considéré comme le père de cette théorie qu’il définit comme « la capacité à vivre, à réussir, à se développer en dépit de l’adversité ». De manière plus imagée, Boris Cyrulnik présente la résilience comme « l’art de naviguer dans les torrents ».

Ainsi, certains enfants ayant vécu un drame ou des soldats marqués par un conflit sont capables de surmonter leur traumatisme pour rebondir (« resilio » en latin) et avancer. Il ne s’agit pas « d’effacer » l’événement mais de parvenir à le supporter pour pouvoir continuer sa vie et son développement personnel.

La capacité de résilience est pour moitié innée, et pour moitié acquise. Concrètement, la génétique, le contexte familial et l’environnement social vont favoriser (ou non) notre aptitude à assimiler et surmonter les épreuves. Un organisme sécrétant beaucoup de sérotonine, une famille aimante et ouverte au dialogue, un investissement associatif, la participation à des groupes de parole : voilà quelques exemples de facteurs concourant au développement d’une personnalité résiliente. Une notion se dessine cependant en fil conducteur de bon nombre de ces paramètres, à savoir le besoin d’altérité. De fait, la solitude et l’isolement sont les ennemis de la résilience, de même que l’intériorisation.

L’expérience démontre que le fait d’exprimer son traumatisme par la parole, par l’art ou même dans des écrits intimes va grandement aider l’individu dans son processus d’acceptation.

À l’heure du confinement, cette réalité nous donne d’ores et déjà quelques pistes sur la manière de digérer les événements que nous vivons à l’heure actuelle. En allant vers autrui, en dialoguant, en créant ou encore en écrivant, chacun peut optimiser son rebond et la poursuite de son développement.

Après la pandémie, différentes formes de résilience

Surmonter la privation de liberté due au confinement, endurer un climat anxiogène, travailler sous la menace d’un virus : de telles contraintes marquent les individus et les communautés. Aussi, alors que nous essaierons toutes et tous de retrouver une vie « normale », le besoin de résilience pourra se cristalliser à bien des niveaux :

  • La résilience individuelle : ou comment parvenir à intégrer et dépasser les événements actuels pour rebondir humainement et continuer à s’épanouir
  • La résilience communautaire: la résilience d’une communauté ou d’une société se traduit dans sa capacité à s’adapter aux aléas que lui imposent son environnement, à se préparer aux crises éventuelles. Quels mécanismes mettrons-nous collectivement en place pour ne pas vivre dans l’angoisse d’un autre événement similaire ?
  • La résilience en entreprise : quelles stratégies adopteront les acteurs économiques pour s’armer face à la survenue de tels événements, au-delà de leur Plan de Continuité d’Activité (PCA) ? Comment les employeurs vont-ils autonomiser leurs salariés pour qu’ils puissent désormais faire face à l’imprévu de manière optimale?

On l’aura compris, de nombreux défis nous attendent au sortir de la situation actuelle. Ceux évoqués ici répondent tous au même impératif, à savoir celui d’assimiler les événements pour impulser la dynamique des années à venir.

Résilience, un outil du changement

Selon Boris Cyrulnik, l’évolution d’une personne résiliente après un traumatisme ne se fera pas nécessairement dans la continuité de ce qu’elle était avant. Il s’agira pour elle de poursuivre son cheminement, mais différemment.

Est-ce que le confinement favorise chez vous une introspection annonciatrice de ce nouveau chemin que vous souhaiteriez emprunter ? Peut-être avez-vous déjà entamé une réflexion sur vos aspirations profondes ?

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