Le concept d’intelligence collective

« L’intelligence collective »… voilà un terme qui revient fréquemment dans les conversations managériales actuelles. De fait, de plus en plus de dirigeants d’entreprises et responsables d’équipes sont attirés par ce concept et ses potentiels bénéfices. A raison d’ailleurs : d’aucuns s’accordent à considérer cette approche « collectiviste » comme un vecteur de performance et de bien-être au travail.

Résilience vous propose de faire le point sur ce qu’est l’intelligence collective, ce qu’elle peut apporter à votre organisation, mais aussi sur ce qu’elle implique en termes de posture managériale.

Qu’est-ce que l’intelligence collective ?

L’intelligence collective ne doit rien au management : elle est omniprésente autour de nous, particulièrement dans la nature qui nous entoure. Ainsi s’exprimera-t-elle dans la mutualisation des savoir-faire des fourmis, abeilles et autres colonies d’insectes ayant appris à unir leurs spécificités dans l’atteinte d’un but commun. Cette réalité ébauche à elle seule ce qui pourrait être une définition pertinente de l’intelligence collective :  la convergence de connaissances individuelles vers un objectif partagé.

Chacun porte en lui des savoirs qui lui sont propres, nés de ses expériences et de son évolution au sein d’en cadre donné. Ces connaissances sont par essence limitées puisque nul ne peut avoir pleinement conscience des paramètres qui influencent l’ensemble d’un groupe et son environnement. Cela étant, dès lors que l’on met en place un contexte favorisant les interactions entre les individus, ils vont être en mesure de mutualiser leurs connaissances respectives afin de résoudre une problématique qui impacte tout le groupe.

C’est là que se synthétise l’intelligence collective : dans les capacités cognitives nées de ces interactions.

un groupe qui travaille en intelligence collectiveL’intelligence collective à l’échelle de l’entreprise

D’un point de vue sociétal, nous prenons toujours plus conscience de l’importance que revêt la synergie de groupe face aux difficultés de notre époque. Le monde de l’entreprise n’échappe pas à cette réalité. Ainsi, managers et dirigeants ont bien compris que face à la diversité des paramètres affectant leurs activités, seule la mutualisation des aptitudes individuelles permettra de faire émerger des solutions globales. Cette approche collaborative présente de nombreux avantages :

  • Une capacité de réflexion décuplée : la résolution d’une problématique ne repose plus sur la perception limitée et subjective d’une seule personne. Grâce à l’intelligence collective, on favorise l’émergence d’idées et solutions nées de la convergence de plusieurs points de vue. On limite également les risques d’erreurs puisque davantage de garde-fous sont susceptibles de mettre en lumière d’éventuels points de vigilance.
  • Une valorisation des individus: on ne le répétera jamais assez, mais intégrer un salarié dans une politique d’amélioration des process va contribuer à booster son estime de soi.
  • Une plus grande implication des équipes : être associé à une dynamique collective, avoir son mot à dire, être écouté… voilà autant de facteurs qui donnent envie à un salarié de s’investir dans sa tâche et dans ses missions quotidiennes.
  • Un bien-être au travail renforcé : trouvant davantage de sens à son activité, se sentant valorisé, le salarié se sent bien dans son poste et dans son environnement professionnel.
  • A terme, c’est donc toute la productivité de l’entreprise qui bénéficie d’une dynamique basée sur l’intelligence collective.

Comment favoriser le recours à l’intelligence collective dans l’entreprise ?

Si l’on souhaite qu’une dynamique basée sur l’intelligence collective puisse apporter tous les bénéfices escomptés, il convient d’intégrer différents outils au sein de l’entreprise. Ceux-ci auront pour fonction de placer les collaborateurs dans les meilleures conditions pour échanger et mutualiser leurs connaissances et points de vue. Parmi les moyens favorisant l’intelligence collective, on notera :

  • La mise en place d’espaces de travail collaboratifs (bureaux, open-space, salles de réunion dédiées) ;
  • L’organisation de réunions d’échange régulières permettant à chacun de s’exprimer et d’exposer ses idées sans jugement d’autrui ;
  • La mise en oeuvre d’ateliers de team building pour consolider la cohésion d’équipe et les interactions entre collaborateurs ;
  • La mise en place de logiciels partagés permettant de formaliser et de communiquer ses suggestions à l’ensemble des collaborateurs impliqués ;
  • La création de supports permettant de suivre et valoriser les avancées du groupe de travail.

Surtout, au-delà de ces moyens techniques, il est essentiel que le concept d’intelligence collective soit intégré aux valeurs de l’entreprise. Il est en effet primordial que chaque salarié puisse sentir la pleine et entière adhésion de sa hiérarchie à ce nouveau mode de fonctionnement. Ainsi pourra-t-il s’impliquer en confiance, avec la conviction d’avoir un rôle à jouer au sein de son équipe. Il s’exprimera sans crainte d’être incompris, ignoré ou même ridicule.

une équipe qui travaille en collaborationLe rôle du manager dans une dynamique d’intelligence collective

On pourrait être tenté de croire qu’un manager ne jouerait plus qu’un rôle de second plan dans une équipe fonctionnant sur la base de l’intelligence collective.

C’est en fait tout l’inverse.

En effet, c’est au manager ou au dirigeant d’entreprise qu’il convient d’endosser le rôle de facilitateur dans l’instauration d’une telle dynamique. A lui de faire comprendre à son équipe l’intérêt de la démarche, à lui encore de mettre en place les outils et le cadre indispensables à la réflexion collective.

En sa qualité de leader, c’est aussi à lui qu’il reviendra d’aider son équipe à dépasser bon nombre d’écueils ou d’obstacles freinant le processus d’idéation. On attendra de lui qu’il soit en mesure de trancher, d’arbitrer certaines décisions et d’acter les orientations suggérées par le groupe de travail… le tout en accord avec la stratégie d’entreprise.

Dès lors, ce personnage clé devra mobiliser de nombreuses qualités, tant humaines que professionnelles :

  • Une autorité naturelle: il doit être perçu comme légitime aux yeux de ses collaborateurs sans pour autant être dirigiste ;
  • Une capacité à déléguer en confiance;
  • De l’humilité: si son rôle reste important, il doit cependant comprendre qu’il ne constitue que l’un des nombreux rouages d’un système global ;
  • Une réelle disponibilité : pour répondre aux demandes de ses collaborateurs et dissiper leurs doutes ;
  • Un profond respect pour les compétences de ses collaborateurs, indépendamment de tout lien hiérarchique.

De l’intérêt de faire intervenir un coach pour initier la transition vers l’intelligence collective

Les coachs de KS Résilience maîtrisent depuis plusieurs années les subtilités de l’intelligence collective. Rompus à la mise en place d’une telle approche en entreprise, ils peuvent aussi bien animer des ateliers de travail en groupe que coacher un manager souhaitant accompagner lui-même ses équipes.

Depuis nos locaux d’Obernai (près de Strasbourg), nous pouvons intervenir en Alsace et sur l’ensemble du territoire pour vous accompagner, votre équipe et vous, dans l’instauration d’une dynamique d’intelligence collective.

N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter, nous sommes à votre écoute.