Le formateur nouveau selon Marc Dennery

Avec l’émergence de modes d’apprentissage novateurs ainsi que de nouveaux outils, le monde de la formation est en pleine mutation. AFEST, e-learning, Intelligence Artificielle : voilà certains des facteurs qui tendent aujourd’hui à influencer les pratiques pédagogiques. Par la force des choses, le métier de formateur connaît lui aussi des transformations profondes.

C’est en substance ce que nous explique Marc Dennery dans un article intitulé « Quels sont les nouveaux métiers de la formation ? #1 – La transformation du métier de formateur », diffusé sur le site C-Campus.

Résilience vous propose de revenir sur les points essentiels développés par ce fin connaisseur de la formation et du développement RH.

Exit le formateur professoral

Comme nous le rappelle Marc Dennery, le temps du formateur qui dispense son savoir de manière descendante à un auditoire en posture d’écoute est révolu. Le formateur de ce début de 21ème siècle « accompagne » l’apprenant vers la connaissance et vers l’acquisition de nouvelles compétences. Charge à la personne souhaitant se former de tirer les enseignements accessibles via son parcours en AFEST ou en e-learning. Le formateur reste quant à lui la personne de référence, « un expert incontournable , à même de canaliser le parcours d’apprentissage.

Les 3 facettes du formateur de demain

Si l’on en croit l’analyse que nous livre l’auteur de l’article, le formateur en phase avec les évolutions de son métier devra synthétiser trois aptitudes distinctes.

Une compétence en création de supports d’apprentissage digitaux

La simplification des outils numériques permet désormais à tout un chacun de créer des contenus pédagogiques accessibles en e-learning. Par conséquent, le formateur peut proposer à l’apprenant toute une gamme de supports disponibles en ligne. Son savoir se diffuse à tout moment, en tout lieu.

Un sens de la pédagogie associé à une fibre sociale

L’apprenant d’aujourd’hui profite de parcours d’apprentissage richement outillés. Il dispose à sa convenance d’un foisonnement de ressources, il peut progresser à son rythme, s’auto-évaluer, etc. Si cette autonomie est une partie intégrante de la réussite de son parcours, il n’en reste pas moins que bénéficier du recul pédagogique du formateur reste indispensable. C’est lui qui pourra canaliser la personne formée, la conseiller, l’orienter de manière pertinente vers les bonnes ressources.

Le formateur sera aussi l’interlocuteur de confiance capable de relever les freins périphériques ralentissant la progression de l’apprenant. C’est là que sa connaissance de l’accompagnement social prendra toute sa valeur.

Une capacité à analyser des situations de travail pour concevoir des parcours adaptés

La démocratisation des AFEST (Actions de Formation En Situation de Travail) a des répercutions concrètes sur la manière d’appréhender la création d’un déroulé pédagogique. De fait, elle implique que le formateur soit en mesure de percevoir toutes les subtilités des situations de travail sur lesquelles il construira son accompagnement. Fort de sa capacité d’analyse, il saura ainsi déterminer quels contenus, supports, outils et même intervenants seront les plus en phase avec l’objectif recherché.

En définitive, comme l’explique si bien Marc Dennery, le « formateur nouveau » revendiquera des compétences allant bien au-delà de la simple pédagogie. On comprend à la lecture de cet article qu’il devra être capable de revêtir différentes casquettes pour proposer des accompagnements toujours plus didactiques, centrés sur l’individu et donc performants.

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